mercredi 17 septembre 2014

'Penser est un sport de combat', l'actualité de nombreuses problématiques

Le bimensuel Manière de voir; du Monde diplomatique livre avec Penser est un sport de combat, un numéro spécial riche de multiples points de vue. Merci à PERMI4 de le signaler à l'attention des lecteurs de Philosophie Contemporaine France.

Le titre de la livraison ne fait allusion ni au pancrace ni au kung fu, mais au film que Pierre Carles a consacré en 2001 aux travaux de Pierre Bourdieu, La sociologie est un sport de combat. Citer le nom de Pierre Bourdieu, c'est dire que cet ensemble, coordonné par Evelyne Pieilier, aura un fort ancrage dans les sciences humaines. Evelyne Pieiller écrit dans son éditorial :

Car il s’agit d’abord de lutter contre l’impuissance mélancolique et la vive impression de solitude à laquelle invite la situation actuelle. [...] Réaffirmer qu’il est possible de penser les enjeux à l’œuvre dans la « mondialisation », que le savoir et l’analyse critiques sont toujours des outils pour déconstruire les rationalités fallacieuses et les prétendues fatalités, c’est refuser la nostalgie qui condamne à l’inaction, c’est commencer à reconquérir en les fondant à nouveau les valeurs d’une gauche débarrassée de la peur de l’archaïsme, et menant à son tour la bataille des idées. Les réflexions multiples, ardentes, proposées dans ce Manière de voir affrontent et démontent la trop fameuse complexité, en resituant historiquement certains échecs, en analysant contradictions et compromis, en ouvrant des pistes pour continuer le projet humaniste.  
Les 25 articles se distribuent en trois parties : I/ Avec l'aide de l'histoire - II/ Les questions qui fâchent - III/ Réfractaires à la résignation.

Nous reviendrons probablement dans l'avenir sur un certain nombre de ces articles..
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« Manière de voir » n° 137 — Octobre - novembre 2014
  • Lire l'éditorial d'Evelyne Pieiller : Lien
  • Parcourir l'ensemble du sommaire : Lien


 

vendredi 12 septembre 2014

'Le consentement meurtrier', de Marc Crépon, lu par Nadia Yala Kisudiki

Nadia Yala Kisukidi consacre une étude substantielle à l'ouvrage de Marc Crépon paru au Cerf en 2012, Le Consentement meurtrier. (voir article sur le présent blog).

Cette professeure d'éthique à l'Université de Genève détaille les degrés de cette "éthicosmopolitique". Elle en analyse successivement les cinq chapitres, respectivement intitulés "De la justice", "De la vie", "De la liberté", "De la vérité", "Du monde".

Donnant pour titre à sa lecture parue en ligne en Août 2012 "Ces vies et ses morts qui ne comptent pas", elle se met son essai en résonnance avec la conférence de Francfort donnée la même année par Judith Butler, dont il a été rendu compte dans Philosophie Contemporaine France, le présent blog..

Lire l'article de Nadia Yala Kisudiki :Lien

dimanche 7 septembre 2014

Yala Kisukidi et la critique du 'possible' chez Henri Bergson


Le 12 avril 2014, au micro de Raphaël Enthoven sur Arte, Nadia Yala Kisulidi évoque la critique du "possible", au profit du réel, qu'elle lit chez Henri Bergson. A l'inverse, Jean-Paul Sartre par exemple semble développer comme la pensée métaphysico-théologique d'un arrière-monde, voire d'esquisser une posture messianique, lorsqu'il travaille à la description d'un autre monde possible.

Bergson nous conduit donc vers une autre notion, celle de l'action donatrice. Sans pour autant "croire" à un monde meilleur, l'action peut nous surprendre.

Et cette façon de voir a l'avantage de laisser ouvert le champ de l'indétermination et de l'inquiétude.

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  • Voir sur le site d'Arte, à la page de Philosophie, les références de Nadia Yala Kisudiki, -- et visionner le film de 12 minutes : Lien
  • Lire, de Nadia Yala Kisudiki, le résumé du livre tiré de sa thèse, Bergson ou l'humanité créatrice, CNRS Éditeur, 2013 : Lien 
  • Lire de Ph. Chevallier un article suggestif publié en 2012 dans Lire :"Henri Bergson, un philosophe dans le vent" : Lien